A la recherche de l’or (2)

Cette deuxième expérience, me parait beaucoup plus douce, avec un peu de respect pour la Pachamama, notre Mère terre, celle qui donne à ses enfants tant de richesses ! Cette fois ci c’est un bus de nuit qui nous transporte jusqu’a Limbani, un petit village dans la Cierra de la Selva. Quelle chance! Yeni une jeune connue de Maria est dans le même bus que nous. Un soulagement parce qu’à 1h30 du matin le bus nous dépose… et la couverture que nous avons est la bienvenue pour patienter avant la venue du combi vers trois heures qui nous conduira au début de la vallée. Dans ce village, si vous voulez prendre le combi, rien de bien compliqué : il suffit de lancer des pierres sur la fenêtre de la chef, de crier à tue tete : Tia ! Tia ! Buenos dias ! (Tante ! Bonjour!), d’éviter de lui lancer une pierre quand la dame ouvre la fenetre, et ensuite de lui demander de venir frapper à la porte de la maison quand ils partent… Toujours est-il que on aurait peut etre un peu de peine pour le faire sans Yeni !

Il est 5h quand nous nous mettons en route sur le sentier, il fait encore nuit et un peu froid, et la fatigue d’une de transport se fait ressortir… enfin aucune raison de se plaindre, avec mes bonnes chaussures et mon petit sac à dos, je me sens avec des ailes quand je vois Yeni avec ses espadrilles qui porte un sac qu’il a fallu qu’on soulève à 2 pour l’aider à le mettre sur son dos !

une cuisine et un ananas qui ne va pas tarder à etre mur !

Ca n’empeche qu’en arrivant à la cabane où nous allons passer la nuit, je suis en piteux état… Hé oui même si le paysage était magnifique, j en avais perdu le sourire ! On va dire… que mon corps n’a pas aimé un changement d’altitude subit ( en 36h je suis passée de 5400m d altitude à moins de 2000m), un changement de climat par la meme occasion, et un effort prolongé après une nuit sans sommeil. Mais après une sieste tout l’après midi, une petite soupe et une nuit de 11h, avec une infusion de coca (le remède à tout), nous voici de nouveau en route, à tenter de passer les rivières sans se mouiller les pieds, à passer les ponts sans tombre (oui ! Le pont de singe, ça fait un peu plus peur qu’un accrobranche, parce que là, on n’est pas assuré… du coup c’est assise que je l’ai passé !). Nous faisons aussi de belles rencontres  : le coq de la selva, des papillons,  des fourmis, un serpent… tout cela entourées d ‘une magnifique flore ! Pour être honnête, la plupart du temps, c’est le chemin que l’on regarde, puisque c’est un défi de chaque instant de ne pas se casser la figure.  Le compteur de mes chutes s’élève à 5, l’important est de ne pas se faire trop mal, juste un genou qui aurait pu doubler de volume sans les vertus curatives d’un emplâtre de coca mastiquée.

La faune et la flore

Durant cette semaine nous nous sommes arrêtes dans différents hameaux, Limbani, Patakittoun, Sagrario et Pacopacuni. A Sagrario nous rencontrons toute la famille de Yeni, avec les filles, nous allons nous baigner dans la rivière, avec le papa nous mettons des bottes pour travaerser la rivière et découvrir les empiedrados. Ce sont des aires qui à la saison des pluies sont recouvertes par la rivière dans lesquelles on dispose savamment des pierres-galets et du roseau qui permettent d’attraper l’or qui descend des mines. Le processus ensuite pour récueillir l’or ressemble beaucoup à celui de la rinconada, sauf qu on y utilise heureusement beaucoup moins de mercure.Nous aurions aimé visiter la mine familiale mais le chemin pour y aller ressemble etrangement à un toboggan ! Imaginez donc comment ca se monte !

Le bain dans la rivière, la maison familiale, le travail des empiedrados dans la rivière; on pèse l’or avec des allumettes, malgré la pente forte, il y a toujours un terrain de foot !

A Pacopacuni, la rivière que nous suivons depuis le début rencontre le fleuve Inambari. Ce fleuve marron de terre est un veritable moyen de transport por les gens du village qui se font livrer via des bateaux bouées la nourriture nécessaire. Un voyage dangereux pour le camariste, qui descend en tout pendant 5 jours la rivière.

Apres Pacopacuni, il ne nous reste plus qu’à faire demi tour… ça sent la fin des vacances, mais une derniere aventure nous attend : un éboulement parce que le sentier a été dynamité (pour construire le chemin un peu plus large)… Un bon homme nous prend en pitié, et nous trace un chemin, au milieu de la végétation et dans une pente toute droite. Quelle n’est pas la surprise des ouvriers de l’autre  côté qui voient venir ces 2 « gringas » et se demandent comment elles ont pu arriver… On leur a répondu  : en volant !!!

Voilà, c’est le dernier article de ce blog… Vous raconter un retour en avion difficile emotionnellement n’aurait pas beaucoup de sens ! J’espère avoir pu vous partager un peu de ce que j’ai vécu, vous transmettre une partie du magnifique cadeau que m’ont fait ces péruviens qui ont partagé des moments de leur vie avec moi… Le Pérou est un pays magnifique, mais lorsqu’on le peut, entrer dans la culture et la vie des gens donne beaucoup plus de sens au paysage qui nous entoure.

 

Publié dans Uncategorized | 2 commentaires

A la recherche de l’or, chapitre1

Je ne pouvais pas sortir du pays avant de me rendre compte par moi meme de la richesse des sols du Perou. Donc au programme des vacances deux rencontres: la première celle d un jeune de 17 ans, Nestor et de son Papa dans l’une des plus grandes mines du Perou, la Rinconada. La seconde, cellllllle de Ever , Yeni et leur famille dans un coin de la Cerra de Selva, la partie montagneuse de la jungle.

Me voici donc accompagnee de Anouk et Maria, une francaise et une espagnole, dans un mini-bus sur la route pour la rinconada. Elle est réputée cette route, et quand dans un virage, on se retrouve avec 2 roues dans le fossé parce qu’on a croisé un bus qui descendait, on comprend pourquoi! Mais bon comme nous a dit Nestor pour nous rassurer, ça fait des années au’il passe par cette route et il est toujours vivant!

le glacier de la rinconada                                 la mine ouverte

Arrêtons de parler de dangers de la route et decouvrons le paysage qui nous entoure: on passe d’abord par une autre ville minière, une mine ouverte,la totu fonctionne avec des engins énormes qui font des trous dans la terre, un paysage lunaire. Mais au fond on decouvre le massif, la Rinconada avec un magnifique glacier.Si on regarde bien comment se decoupent les montagnes, on imagine une femme couchée, on l’appelle l’ancienne, et c est la patronne des mineurs. Ils lui font regulièrement des « pago », des offrandes de feuilles de coca, boisonns, cigarettes, et on dit même que parfois on lui offre un sacrifice humain. Tantde pratiques ! Par exemple, ici on ne boit pas de cocacola, mais seulement de l inca cola, cette boisson bien jaune, pour avoir de la chance dans la recherche de l or.  Dans certaines galeries, il faut commencer par traverser la glace durant 70m avant de rencontrer la terre, dans d autres c est d abord un parcours d escalade pour arriver jusqu a l entree de la mine! Pour ceux qui connaissent le musee de la mine, vous avez un apercu de ce que c est que d etre mineur a l’interieur, le tout c est qu il faut avoir de bons yeux pour trouver les morceaux de pierre qui ont de l or.

entrées de galeries

Concentrons nous sur la ville miniere et les nombreux travailleurs qui fourmillent a l exterieur de la mine. Nous sommes à 5400m d altitude, il fait donc froid la nuit, mais les maisons sont a peu pres toutes faites de la meme maniere : avec des calamines (tole ondulee) qui brillent au soleil et a l interieur, on tend des plastiques pour avoir un peu d isolation… enfin, je crois que le bleu du plastique doit donner l impression qu on se rechauffe, parce que ce n est quand meme pas tres efficace!

intérieur de la maison de Nestor, ambiance plastique dans la seule pièce, ici nous les invitons a chiquer de la coca.

Le plus choquant quand on s enfonce dans cette ville : l odeur ! Et oui, aucune installation pour le traitement des eaux usees et dechets n existent à part une rigole au milieu (rien d’etonnant donc des hommes pisser au beau milieu de la rue, ca leur evite de payer l entree dans l un des wc publiques). Certaines personnes un peu plus conscieuses font des feux de joie de leur dechets dans la rue étroite, la nuit il n y a pas d autres lumieres que celles des lampes des mineurs qui rentrent chez eux après une journée de travail… Bref un tel cadre nous donne une idée de comment on vivait au moyen age ! Mais autant vous dire aussi que ça coupe l’appétit et qu’on se !met alors à mastiquer des feuilles de coca pour se donner du courage !

Après avoir déposé nos sacs dans une chambre d’hotel dans laquelle on se sent enfermé comme dans une boite, nous partons à la decouverte de la vie, des petites boutiques, des terrains de foot, des femmes qui tapent les pierres rejetees par la mine pour chercher de l’or dans les gravats. Nestor n’ose pas trop nous montrer les « cantinas », mais nous les devinons ces locaux ou l’on boit ce que l’on a gagné et ou de jeunes filles se prostituent.

  Les trieuses

On ressent que la vie est difficile ici, au pas lourd des mineurs qui se tracent un chemin entre les poubelles.

Par la suite, nous découvrons le travail du Papa de Nestor, son travail se fait à l’extérieur de la mine : Les pierres qui sortent du fond sont écrasées dans des moulins avec de grosses boules de fer, on y ajoute une dose de mercure et on y récupère après avoir mouliné, tout ce qui est lourd, c’est à dire le mercure qui a attrapé l ‘or. Le reste une espèce d’eau boueuse n’est pas traitée et est jetée dans un ruisseau. Le papa de Nestor pose des sacs de jute au fond du ruisseau attrape à son tour le peu d or-mercure qui reste dans le ruisseau (toujours en utilisant le fait que le mercure est un élèment lourd). Ensuite il bat les résidus qui sont restés accrochés aux sacs de jute. On n’hésite bien sur pas à prendre le mercure à pleines mains !

       

un moulin                                                    le ruisseau ou ils posent les sacs de jute

Les differentes etapes pour extraire l or

En passant le liquide obtenu a travers un chiffon on sépare le mercure pur ( qu’on purifie quand meme par la suite avec de la lessive et du chlore) du mercure melangé avec de l’or qui lui est brulé pour recuperer l’or pur. L’or est vendu environ 100 soles, c est à dire 30€ le gramme et le mercure 300 soles, 90€ le kilo. Oui, ici a la Rinconada on gagne bien sa vie… Mais à quel prix!

le mercure    l or mélangé au mercure     

le four pour bruler le mercure qui est présent avec l’or 

La boule d’or, qu il reste: un gramme

Publié dans Uncategorized | 2 commentaires

el día del maestro

pour la 2 eme photo, je vous conseille de la regarder en penchant la tete sur le cote, c est la cuisine traditionnelle de la famille ou je vis, avec dans la casserole une bonne soupe!

Le 6 juillet, nous fetons le Día del Maestro, la fete du Maitre.  Nous nous reunissons et un des sujets que nous abordons avec les collegues est : que signifie pour nous etre maitre ?

  • Un maitre sait ecouter et apprendre,  s ecouter soi meme et les autres, sait apprendre de lui-même et des autres.
  • Un maitre, ce n est pas seulement un enseignant, c est avant tout un educateur, qui permet le developpement integral de la personne.
  • Un maitre s implique dans son enseignement, emotionnellement, il est a l ecoutede l autre, eprouve de l empatie.
  • Un maitre a un projet de transformetion de la societe et vit en accord avec ce qu il souhaite changer. « Pour changer le monde, je commence par changer moi-même »
  • Un maitre a un projet de vie pour chacun de ses eleves. Quelques annees plus tard, il les rencontre, voit ce qu ils sont devenus et s en rejouit.
  • Un maitre est la pour te faire bouger, t interroger et t inviter a aller plus loin, il eveille ta curiosite. Il ne te donne pas toutes le sreponses mais t invite a chercher par toi-même.

Conclusion 1 : C ets pas facile d etre maitre, c est un sacre defi… que je vous lance !

Conclusion  2 : J espere que chacun de vous aura l occasion de rencontrer des maitres comme cela… d ailleurs si vous avez 5 min pourquoi pas partager en commentaire ce que vous avez vecu  avec un maitre ?

Conclusion 3 : Bonne vacances a tous les maitres (et aux autres qui ont des vacances)… Moi je m en vais pour 2 semaines de vacances avant mon retour en France

Publié dans Uncategorized | 4 commentaires

Contons

La Paix parfaite

Un jour, le Roi annonce une tres grande recompense a celui qui sera capable de representer la Paix parfaite sous forme de tableau. Beaucoup de personnes viennent presenter leur oeuvre, parmi celles-ci, deux sont retenues.

La premiere represente un lac entoure de montagnes qui se refletent dedans. Le reflet est parfait, un vrai miroir. Le ciel est d un bleu azur sans nuage.

Le deuxieme tableau represente aussi un paysage avec des montagnes de roches a pic, sans arbres, sans prairie avec un orage et des eclaires puissants, une vraie tempete… Mais au fond, on distigue un petit arbuste tout tordu avec un nid et la au milieu de la tempete  un oiseau couve tranquillement ses oeufs.

Quel tableau a ete choisi par le roi? Lequel represente le mieux la paix pour vous?

Le deuxieme tableau, parce que, être en paix ne veut pas dire être à un endroit où il n’y a ni bruit, ni trouble ni gros travaux.

Etre en paix, c’est bien plus souvent être au milieu de difficultés et de désagréments mais être toujours calme dans son cœur.

 

Le vieux qui avaient deux loups en lui.

 

Un vieil Indien Cherokee racontait la vie à ses petits-enfants…

 

Il leur dit :  » Je ressens un grand tourment.
Dans mon âme se joue présentement une grande bataille.
Deux loups se confrontent.

 

Un des loups est méchant: il « est » la peur, la colère, l’envie, la peine,
les regrets, l’avidité, l’arrogance, l’apitoiement, la culpabilité,
les ressentiments, l’infériorité, le mensonge, la competition, l’orgueil.

 

L’autre est bon: il « est » la joie, la paix, l’amour, l’espoir, le partage,
la générosité, la vérité, la compassion, la confiance.

 

La même bataille se joue présentement en vous,
en chacun de nous, en fait.

 

Silencieux, les enfants réfléchissaient… Puis l’un d’eux dit :
 » Grand-papa, lequel des loups va gagner  » ?

 

Le vieux Cherokee répondit simplement :
 » Celui que tu nourris ».

 

Ces deux contes ne sont pas du tout peruviens ! Mais nous avons travaille a partir de ces deux contes avec les profs sur les pratiques de paix… c est vrsai qu ils nous donnent un bel enseignement!

Un conte peruvien… cette fois ci!

C ets l histoire d un homme riche, dont j ai oublie le nom donc qu on appellera Katarami. On sait qu il est riche puisqu il a un enorme troupeau d alpagas de toutes les couleurs. Katarami a deux filles la premiere est deja mariee a un homme riche la seconde ne manque pas de pretendants. Mais Katarami un jour tomba malade te gravement malade, il deperissait de jour en jour et aucun des grands medecins qui viennent le voir n arrive a le guerir.

Un peu plus loin, vit pauvrement Mamani, il lui arrive de dormir dehors pour garder ses deux pauvres betes des pumas et autres predateurs. Cette nuit la, a l endroit ou il dormait, deux renards se rencontrent et se mettent a discuter pour se donner des nouvelles. Et ainsi l un d eux explique a l autre: « Il y a beaucoup de monde qui viennent ces temps ci a la maison de Katarami, ils essaient de la guerir mais en sont incapables, moi je sais tres bien ce qu il a: sa femme l autre jour a toaster du maïs et l un des grains a atterri entre ses seins, elle l a remis dans le plat et l a offert a un visiteur, c est un signe de trahison envers son mari. Depuis ont elu domicile 2 serpents enormes dans son toit et un crapaud sous la pierre de sa cuisiniere. Ce sont eux qui mangent petit a petit l ame de Katarami.

Quand le lendemain Mamani se leve, il se dirige en direction de la maison de Katarami et lui propose de le sauver en echange de la main de sa fille. On trouva les serpents et on les tua, on decouvrit le crapaud qui s echappa et alla se refugier dans un lac. Depuis ce jour, on dit qu il ne vaut mieux pas trop s approcher de ce lac, il y a des gens qui y ont perdu la tete. Mamani se maria avec la segonde fille de Katarami… Mai ne croyez pas que l histoire s arrete la !  L histoire est encore longue, mais comme aujourd hui est mon dernier  jour de travail je vous laisse l inventer!

Publié dans Uncategorized | 3 commentaires

L inti Raymi, ou la fete du Soleil

L inti Raymi commence au temple du Soleil, edifice inca a Cusco sur lequel a ete construit une eglise par les espagnols. C est l une des plus belles constructions incas avec des pierres qui s encastrent parfaitement et qui forment un arrondi. Mais c est bien normal que ce soit si beau, car chez les Incas, cette civilisation detruite, le Dieu Soleil est le plus grand et l Inca, le grand chef  de tous n est rien d autre que le fils du Soleil.

Donc, l Inti Raymi est la plus grande fete de l empire puisqu on y celebre la renaissance du soleil (apres le solstice), et par la meme occasion on dirige le culte vers l Inca.

J assiste ce 23 juin a une reconstitution de cette fete avec plus de 500 acteurs. Celui qui represente n est autre qu un descendant du dernier inca qui parle un parfait quechua sans un seul mot d espagnol… ce qui ne me simplifie la comprehension (He oui, dans la vie courante, les gens melangent les 2 langues ce qui fait que j arrive souvent a deviner le sujet de conversation).

Apres une courte ceremonie au temple du soleil, nous nous dirigeons vers la place principale de Cusco qui en quechua se traduit par « le lieu plat des guerriers ». He oui, la culture, c est un empire immense qui a ete conquis… par la force. Le centre de l empire est Cusco et il est divise ne 4 parties, les suyos. Pour l inti raymi viennent des guerriers des 4 coins de l empire, de la selva, de la cote, et de la Sierra, la montagne, rendre hommage a l Inca et au Dieu Soleil.

Nous sommes dons sur la place de Cuzco ou se deroulait a l epoque toute la ceremonie. L Inca ets le seul a pouvoir monter sur cette espece d estrade, il y a de longs discours et de grands gestes… Mais j avoue que sur le coup je n y comprends pas grand chose.

En examinant les photos avec Don Pedro, le papá de Rochi, j en apprends plus sur la signification de cette parade, qui a un cote tres militaire.

D abord ces femmes, Ce sont les meilleures femmes de l empire, elles vivent recluses, sortent peu mais sont des as de la cuisine. de fines tisseuses. Mais ne croyez pas que ce soit le harem de l Inca! Non, il n a qu une seule femme, sa soeur, pour avoir des enfants d une lignee tres pure,  » enfants du soleil ».

Sur la place nous avons le droit a une procession des momies des 13 incas precedents. A l epoque durant des heures, on relatait la vie de chacun des empereurs (un joli cours d histoire non ?). Heureusement, maintenant on a le droit a une version courte, mais qui a permis au maire ded Cusco de faire un joli discours.

 

Pour connaître la suite de la ceremonie, nous montons jusqu a Saqsahuaman, cette ancienne forteresse dentelee mais qui etait aussi lieu de culte. La aussi, il ya foule, touristes et locaux et je vous avoue que mon nouvel appareil photo avec un bon zoom est le bienvenu pour voir plus precisement ce qui se trame. L Inca invite les representants des 4 suyos a le rejoindre (surtout des guerriers accompagnes de femmes) et ainsi commence une nouvelle ceremonie. On se prosterne devant l inca et puis on se tourne vers le soleil, on le remercie, on l honore, on s emplit de sa presence. On fait appel ensuite a un bon nombre d Apus (les Dieux montagnes) on offre a tout ce monde de la chicha (boisson de maïs fermentee) et des pains de maïs qui est aussi partage par l inca et les gouverneurs des suyos.

 

Arrive ensuite un moment crucial de la ceremonie, on retire le cœur d un lama et le grand pretre y lit l avenir de son peuple (secheresse…)… Il parait que les dernieres annees le grand pretre a predit la destruction de l empire par l homme blanc ! Avec le sang on asperge les 4 coins de l empire, comme une benediction. Cette pratique est d ailleurs presente dans la culture andine puisque quand on construit une maison on tue un animal et on verse de son sang dans les 4 coins de la maison.

  

La ceremonie se termine pour cette annee, mais il me reste encore une remarque du papa de rochi a vous faire : Avez-vous remarque comment les espagnols ont ete malins pour imposer la religion chretienne ? A la place des momies ont fait maintenant des processions de saints, le vin remplace la chicha et tous les lieux importants de la culture andine sont devenus des lieux saints chretiens ! La bonne chose c est que d un religion meurtriere et combative on a a la place enseigner l amour de Dieu, ce qui pour le papa de Rochi est le meilleur de ce que les espagnols ont apporte !

 

 

Publié dans Uncategorized | 3 commentaires

histoires de voitures!

Chaque matin et chaque soir j ai l occasion de prendre la combi pour faire le trajet boulot-maison, environ 40 min de trajet. Sur la route, il y a un lieu qui s appelle « soltera » ce qui veut dire celibataire… je ne vous dis pas le nombre de blagues qui se font dessus! D ailleurs, il parait que je devrais acheter un terrain!

Dans un combi (l equivalent a peu pres du camion Bedoin), on rentre a peu pres une trentaine de personnes je vous laisse vous imaginer comment !

Souvent le combi n est pas en tres bon etat ce qui veut dire par exemple que la fenetre s ouvre toute seule (et il fait froid en ce moment!) ou encore que la porte avant droite n arrive pas a se fermer (donc il s agit de la tenir pendant tout le trajet).

chaque fois que nous passons devant le poste de police le chauffeur fait semblant de mettre sa ceinture de securite… une fois en voyant mon chauffeur mettre ses lunettes avant le poste de police… ca m a un peu plus embetee!

Nous arrivons au summum des aventures quand les chauffeurs apprennent qu il y a un controle de police, special pour les combis et donc que 50m avant le poste de police, tous les passagers debout sortent et avancent a pieds, pour qu au virage suivant nous les reprenions (c est ainsi que j ai appris que legalement, on n apas le droit d avoir de passagers debouts)

chaque soir, en rentrant, je prefere ne pas m asseoir devant, parce qu on a une vue parfaite pour voir venir les accidents : un bus qui se deplacent petit a petit sur la gauche (surement un chauffeur qui s endort) ou encore des camions qui se doublent et prennent toute la place sur la chaussee, le tout couronne par des phares super puissants qui aveuglent… alors je m assois a l arriere et je fais ma priere !!

un soir, je ne faisais pas ma fiere: a l heure habituelle, je vais a l arret pour prendre un combi… mais comme il avait plu… ils etaient tous partis les combis… me voila donc toute seule sous la pluie, heureusement un veterinaire a bien voulu m emmener puisque il me deposait sur sa route. OUF! je n ai pas fait ma fine bouche et me suis assis sur son siege qui avait pris l eau!

venons aux moments ou je conduis… Je me suis fait arreter 2 fois par la police. La premiere fois le policier me demande mes papiers je lui les sors, il n y comprends rien a mon permis international donc me le rend, et me fait une remarque sur mes feux que je n ai pas penser a mettre (n allez pas croire qu il fait nuit quand meme, on est en plein jour), je fais mon idiote, pour toutes les remarques qu il me fait et il me laisse continuer… La 2eme fois, il est minuit nous sommes en route pour un pelerinage a Qollyoriti, le policier m arrete me demande mes papiers et puis comme il voit que ca dure pour les trouver, il me demande si j ai mon permis et me laisse repartir… (Il y a de grandes chances qu il  ait reagi ainsi parce qu a cote de moi, il y avait Jean, un francais la soixantaine, qui a une tete de pretre, et ici on n embete pas les pretres!)

Allez je m arrete la avec ces histoires de voitures, mais je pourrai continuer en vous racontant les moto taxis qui n ont pas assez d essence pour emmener jusqu a votre destination, ou encore comment faire le plein d essence a la station service avec un bidon et un filtre, ou encore vous expliquer comment les gens voyagent dans les camions !

Quand meme je ne resiste pas a vous parler des odeurs qui vous envahissent quand certaines personnes montent dans la combi : coca, et nourriture, mouton et pipi… de sacrees effluves !

Bonne route a tous !

Quelques photos de Raqchi, avec ses monuments pre incas (je sais mes photos ne valent pas les photos de ma nouvelle niece!)

   

 

 

Publié dans Uncategorized | 5 commentaires

La fete de San Isidro Labrador

Non ne pensez pas au labrador, le chien… ca n a rien avoir, Saint Isidor c est les patron des agriculteurs, le patron du labour, ce qui donne a cette fete un autre cachet puisqu on y invite… les boeufs !

 

Et oui, quand j arrive sur la place  elle est toute entouree de boeufs, en duo attaches a la charrue, ils sont tout beaux avec des fleurs pour les decorer. Accompagnes d une banda, un orchestre, ils commencent a faire des tours de place suivis par leur patron, en habit traditionnel, qui danse en menant la charue et en utilisant son fouet.

Apres quelques tours c est la pause (arrosee de biere) et puis tout un tas de discours et de prieres a la terre, puisqu apres le labour, il faut representer le moment des semances, les femmes entrent donc en jeu.

 

Les femmes ramassent le maïs pour le semer

On va donc recommencer des tours de place avec cette fois ci, la femme qui seme du maïs en dansant derriere l homme qui mene la charrue en dansant lui aussi. Il manque juste d enseigner les pas de danse au taureau !

La suite, je vais vous la conter rapidement, ce sont des chants en l honneur de la Terre, des semances, pour faire pousser le maïs… avec un homme qui chante et les autres qui lui repondent, une femme qui chante et les autres femmes lui repondent… et ca continue ainsi tout l apres midi. Comme j ai du aller travailler… j ai pas pu assister a cette partie, dommage !

 

Dans chaque fête comme celle la, il y a un cargouyo, c est a dire une personne qui s est portee volontaire pour etre parrain de la fete, parrain qui dans ce cas achete une quantite considerable de caisses de bieres. En plus, les gens qui le souhaitent, participent aussi en apportant des caisses de biere. Ce que j ai appris par contre, c est que le cargouyo a ensuite une dette envers celui qui a offert de la biere et il doit lui le rendre dans l annee, parfois il va doubler ce qu il lui a ete offert… Une caisse de biere ici coute environ 54 soles (presque 20€), ce qui n est pas une petite somme… Et a cette fete j ai compte a peu pres une centaine de caisses, je vous laisse faire le calcul de ce que les gens sont capables de depenser !

Bon pour finir, quand nous sommes rentres le soir en passant par la place, les robes touornaient sans arret, l ambiance etait au rendez-vous, et les bieres n etaient toujours pas terminees. Apparemment ca arrive qu ils n arrivent pas a en venir a bout et du coup le cargouyo peut ensuite les revendre.

 

On partage la bière, dans la deuxieme photo, on apercoit des caisses de bieres a cote de la boisson traditionnelle, bien presente elle aussi, la chicha.

Voila donc une belle petite fete, basee sur le calendrier chretien malheureusement, parce qu ici c est l epoque de la recolte et pas celle des semences ! Ha oui quand on parle de chretien, j ai oublie de vous dire que dans le programme de la journee, la messe en l honneur du St patron etait a 8h du matin, suivie de la promenade du Saint dans les rues de Tinta. Le jour suivant, c etait encore la fete, une fete toujours avec des taureaux… mais cette fois-ci du type corrida, ou combat de taureaux.

La procession du matin

 

En bonus : quelques photos de la fete de samedi dernier en l honneur de la mort de Tupac Amaru (responsable d une revolution inca). Tous les groupes, ecoles… ont defile devant sa statue au pas militaire, même les enfants du jardin d enfants etaient la !

 

Publié dans Uncategorized | Un commentaire

Las Alasitas a Puno

Las Alasitas, c est une fete chretienne… encore ? me direz vous… Oui, oui, mais comme toutes les fetes chretiennes ici, elles ont des racines qui remontent a beaucoup, celles la sont aymara. C est donc la fete du Dieu Ekeko. Il est represente  portant tout un tas de miniatures sur son dos, parce que c est le Dieu de la Chance. Quand tu as un Ekeko dans ta maison tu vas en prendre soin, en lui mettant de la coca et des cigarettes dans la bouche par exemple.

Ekeko en train de benir une maison.

Le jour central de la fete de las Alasitas etait vendredi 3 mai… Qu a cela ne tienne, nous echangeons notre 1er mai contre le vendredi (oui honte a moi, j ai travaille le 1er mai…) et nous voici avec mes deux amies, Rochi et Marleny en route des 5h du matin pour Puno.

Nous passons la journee du vendredi a acheter des miniatures : des maisons, des produits de premiere necessite en tout petit, des valises pour voyager, ou encore un coq, une poupee pour avoir un amoureux et un bebe… Il y avait foule, et l odeur de l encens regnait en maitre parce qu a chaque etal, le vendeur faisait une petite ceremonie avec de l encens une clochette, un liquide, parfois une bete que j identifie comme un tatou (enfin je ne suis pas tres sure de moi) .

   

les benedictions multiples

Apres cela direction la chapelle, ou c est la cohue encore plus que pour un match de foot, mais ce qui m evite de me sentir mal, c est que je suis plus grande que la moyenne, donc avec une vision sur ce flot humain… On se fait donc asperger d eau benite, et on ressort pour se retrouver face aux etals des chamanes cette fois ci qui proposent d autres benedictions… si avec ca tes voeux ne sont pas exauces…

Le reste du week end  se continue en profitant du lac, en y faisant du pedalo, en allant sur les iles Uros et Taquile (le circuit touristique), en rencontrant un stephanois sur le bateau (ha ca fait plaisir de rencontrer un paisano… et de parler de foot !) et en faisant de petites emplettes.

On rentrera de Puno qu a 1h30 du matin… Nous avons bien fait du souci aux parents qui ne nous ont pas entendus rentrer et a 3h du matin ont appele Rochi qui etait dans son lit juste a cote… Oui, je me suis fait disputer !

 

en route pour un tour de pedalo                 un bateau prend feu juste sous notre nez… je ne vous dis pas la reactivite des pompiers…

  

Puno, c est une grande ville !                          Mes copines adorent aller dans les centres commerciaux (ca existe pas a sicuani), donc… je les suis… et je mange une glace pour me donner du courage !

 

Les photos qui suivent : un aperçu du lac Titicaca avec ses îles, en premier les Uros (iles flottantes), hyper touristique, on a l impression d etre dans un parc d attraction quasi… Ensuite Taquile apres 3 heures de bateau

  

 

     

Publié dans Uncategorized | 2 commentaires

L´heure de la recolte !

Ici l automne est arrive, ce qui signifie la fin des pluies et le debut d une periode avec beaucoup de gelees. L herbe va donc commencer a jaunir et moi je vais remettre mon chapeau plus regulierement ! Ici, comme en France, quand on ne sait pas de quoi parler on parle de la pluie et du beau temps (enfin ici c est normal parce qu on depend de la terre pour vivre!). Donc j ai eu le droit plusieurs fois a le commentaire : « ca y est le soleil ne nous rechauffe plus, il crâme ! » ou encore  » a l ombre on a froid mais au soleil on crame »

   Le paysage de Marangani

Bon, alors je voulais vous raconter mon dimanche. J ai ete invitee par Marleny (une copine-collegue) a aller avec elle a son « campo » pour ramasser les pommes de terre. Lever a 5h40 du matin, pour un dimanche, ca sonne un peu tot…

Je vais commencer par vous raconter la partie culinaire : comme je deteste avoir le ventre vide, je bois du lait avant de partir, arrivee a Sicuani un jus de quinoa et un pain pour faire un petit dejeuner… jusque la tout reste normal… Mais arrivees a la maison de Marleny, dans sa montagne… une soupe nous attend, bien chargee en pâtes, riz, pommes de terre et fromage. Et quand la maman revient, tiens mange un bon plat de pommes de terre en plus ! Il est donc environ 9h du matin et j ai deja tout ca dans le ventre !!!

Aujourd hui, normalement c etait prevu de ramasser des pommes de terre… mais… comme ils faisaient cela depuis le jeudi, les hommes et l âne (pour carguer les pommes de terre) etaient fatigues, alors ce ne sera pas pour aujourd hui.

Qu a cela ne tienne ! Nous voici donc pretes a mener les vaches au pre (ou plutot a manger les plans de pommes de terre), les emmener a boire au canal, mais elles sont tetes de mules et ne veulent pas boire : Ha elle s est bien moquee de moi la « tia » qui me regardait… Il y a aussi l episode du tri des pommes de terre deja recoltees en fonction de leur taille… Et enfin le pipi que j avais tres envie de faire qui s est melange aux pipis des veaux (ben oui, y a pas de WC et surtout il n y a pas beaucoup d endroits a l abri des regards)…

   Le tri des pommes de terre avec le papa de Marleny, en train de mener une vache, la traite par le maman de Marleny

Et enfin cuisiner le repas : un huatia, je vous dis pas c est toute une histoire. L idee c est qu on est dans le champ, donc on cuisine sur place…  Alors pour ca, il faut des mottes de terre seche, et on forme un igloo, c est vite dit, mais c est tout un art ! Moi apres j etais chargee de boucher les petits trous et j avais qu une peur c est que ca s ecroule ! A l interieur de notre nouveau four, on fait bruler des bouses de vache pour chauffer la terre. Au bout d un moment on enleve les braises et on met les pommes de terre et on donne des coups de pioches pour faire s ecrouler le four. Il reste a attendre un petit moment pour partir ensuite a la peche aux pommes de terre dans le tas de terre. On deguste cela ensuite avec du fromage, de la salade…

  La fabrication du four dans le champ

Une autre de mes activites de ce dimanche… fut de rapporter des patates a la ville… et je peux vous dire que les kilos de pommes de terre, ca fait mal au dos !

Il ne reste plus qu a prendre une douche (heureusement l eau n est pas glacee)… et surtout laver les habits (ca c est ce qu ej ai pas encore fait !) Un bon dimanche entouree de gens simples et des belles montagnes qui se reveillent maintenant le matin toutes blanches et se couchent couleur café.

  La maison de Marleny, avec l etable dont les calamines (pour le toit) ont ete financees par la mairie (projet de developpement d´elevage de vache) et les cuyes (j ai pas de photo de la cuisine ou il y a d autres cuyes qui courrent entre les casseroles !)

 

entre un champ de ble et un champ d avoine, les cousins recoltent leurs patates.

Publié dans Uncategorized | 5 commentaires

Qollyur´iti

Il était une fois, un pauvre petit berger, dont j ai perdu le nom. C etait un petit garçon qui emmenait tous les jours son petit troupeau dans la montagne pour trouver une bonne herbe. Un jour il rencontra un autre petit garçon, Manuelito avec qui il jouait, faisait le fou.

Et chaque jour notre petit berger revenait avec un troupeau un peu plus gros… ce qui attira l attention de ses parents sur ce petit ami qu avait leur fils.

 

Mais la vie suivait son cours, avec une famille un peu plus heureuse et un petit berger qui continuait a s epanouir dans les herbes de haute altitude. Un jour, voyant que l habit de Manuelito etait vieux, il lui proposa de lui acheter une nouvelle chemise du meme tissu. Il alla donc jusqu a Cuzco a pieds avec son papa, pour trouver ce tissu, mais partout on disait qu on ne connaissait pas ce tissu… jusqu a ce que l eveque de Cuzco lui-meme, observa le tissu et se mit en colere, parce que ce tissu ne pouvait que etre vole a l un des saints qui ornent les eglises…

Se convainquant peu a peu de la bonne foi du petit berger, un grand groupe de hauts dirigents de l Eglise se mirent en route a la recherche de Manualito, ce petit garcon mysterieux, cela ressemblait un petit peu a une traque, Manuelito prit peur et se cacha derriere un arbre. Quand on s approcha, il avait disparu et a sa place un christ en croix etait la sur le rocher.

Notre petit berger, se mit a pleurer de toutes les larmes de son corps quand il comprit qu il avait perdu son meilleur ami, son amitie etait si forte, qu il mourut sur place, sa tombe se trouve a cote du Christ en croix…

 le village de depart

 

Voila donc le lieu ou avec papa et deux camions de personnes de Pitumarca nous nous sommes rendus. Imaginez vous, le chemin part d un petit village a 4000m d altitude, et monte dru au debut… Heureusement, c est un chemin de Croix et je remercie Jesus pour toutes ces 14 stations qui nous permettent de nous reposer… Eh oui, comme je ne supporte pas de me mettre a genou, je me contente de m asseoir durant toute la priere…  en plus tout est en quechua, donc je ne comprends pas un mot !!

Le paysage est beau, les gens chargent de gros ballots sur leurs dos, avec dedans leurs habits de danse et de couvertures pour la nuit. Les musiciens, avec leurs flutes, tambours et violons  nous donnent du courage pour monter !

  

On s arrete dans un parc a alpagas, je me demande bien pourquoi… Finalement sur 2 tissus, nous deversons tous la nourriture que nous avons apportee pour partager entre tous : pommes de terre, chuño et epis de maïs… un vrai regal !

Nous arrivons ensuite a une source d eau glacee, enfin eux ils l appellent la source du Seigneur, c est la source ou notre petit berger venait pour abreuver ses betes. On se lave le visage, les mains, les pieds, les cheveux… moi, je me contenterai des mains et du visage !

Enfin se devoile le sanctuaire, avec tout un rituel de priere pour y entrer, mais entrons et nous posons nos sacs dans un coin… La nuit sera froide, entre les courants d air et le sol en ciment… Mais une bonne soupe nous attend pour nous remplir le ventre jusqu au lendemain matin (Maurice n aura mange qu une assiette… et se sentira un peu defaillant une fois le jour leve).

  

Un autre groupe arrive et redynamise un peu le sanctuaire en chantant et priant en fin d apres-midi.Et puis une celebration a lieu a 8h du soir, animee par des animateurs chretiens puisque il n y a pas de pretre. Au milieu du rosaire (enfin un truc dans le genre en tout cas !), un garcon danseur tombe comme une masse sur le carrelage, l altitude, le froid, la fatigue ont du l affecter… heureusement, le visage frictionne d alcool, apres avoir reçu quelques tapes aussi, il se remet a danser a la fin de la messe.

Nous dormons et a essayons de rechauffer nos pieds dans notre duvet, lorsqu a minuit, c est la grande fete et les grandes danses pour celebrer la resurrection de Jesus… Bon j avoue que j observe tout ca de mon duvet ! De toute facon, le reveil qui suis est a 3h du mat´pour boire un cafe de cebada bien chaud et se preparer a monter a une chapelle pas bien loin.

   la chapelle pour les baptemes

a l interieur du sanctuaire devant le fameux christ e n croix

On voit de mieux en mieux le chemin, et arrives a la chapelle, rebelotte de prieres et danses… avec quand meme deux choses remarquables :

– la seance des baptemes… tout a fait etrange car on baptise avec 3 coups de fouets…  C est pour ceux qui viennent pour la premiere fois, qu il s en souviennent ! Ha oui, c est sur je m en souviendrais, mais c est aussi une facon de partager la souffrance de jesus battu et crucifie, et puis de redescendre ensuite de la montagne lave de ses peches.

– Le deuxieme moment remarquable, et c est la qu on sent la culture ancestrale bien presente (d ailleurs bien avant l arrivee des espagnols, cette montagne etait deja un lieu de culte), des qu apparut le premier rayon de soleil sur la montagne, tout s arrete, on se met a genou face au soleil et retentit une musique qui lui est dediee… Voila, ma premiere priere a Inti, le Soleil.

Vient ensuite le moment du retour… enfin pas tout a fait, avant on mange un plat de pates-riz- patates sur lequel se jete Papa… mais qu il n arrive pas a terminer ! et on remercie tout le monde et surtout ceux qui vont prendre en charge le pelerinage de l annee prochaine…

 

 

Publié dans Uncategorized | 7 commentaires